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Nos curiosités

bruguiere_02Seul exemplaire de ce type de document dans nos collections locales (un don anonyme) et à ce titre c'est encore une autre curiosité que cette série Lisieux de 12 positifs stéréoscopiques sur film noir et blanc protégés par un plastique rigide [anciennement sur plaques de verre] publiée par les Stéréofilms Bruguière [sans date]. Numéro 191 au catalogue de la société.

Les images ont été prises dans les années 30.

N°1 - La Basilique
N°2 - Nef de la Basilique
N°3 - Crypte de la Basilique
N°4 - Le Calvaire
N°5 - Détail du Calvaire
N°6 - Echappée sur Lisieux prise du Calvaire
N°7 - Le Jardin Public
N°8 - Cathédrale Saint-Pierre

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N°9 - Place Victor-Hugo
N°10 - Eglise Saint-Paul [sic]
N°11 - La rue aux Fèvres
N°12 - La Touque et perspective de Saint-Désir

[Coll. Bm Lisieux : n.c.]

Plus d'informations :http://alpesstereo.chez.com/lestrade/Bruguiere.html

 

film_fixe_00Seul exemplaire de ce type de document dans nos collections locales (un don anonyme) et à ce titre une curiosité "La Vie de Sainte Thérèse de Lisieux" sur film fixe. Ensemble de 6 pellicules photographiques noir et blanc 35 mm sous tubes en fer cylindriques rangés dans une boite en carton. (Coll. Bm Lisieux : n.c.)

Division du film :

1- L'enfance de Thérèse (77 cm) ;
2- La vocation de Thérèse (85 cm) ;
3- L'entrée de Thérèse au Carmel (89 cm) ;
4- L'action de Thérèse (bobine déchirée sur toute sa longueur, 88 cm) ;
5- La Mission de Thérèse (84 cm) ;
6- La maladie... la mort.... le triomphe de Thérèse (81 cm).

lemait02Sans atteindre les sommets du genre que sont la Lettre écrite à Madame la comtesse Tation, par le sieur de Bois-Flotté (1770) et Les Amours de l'Ange Lure (1772) du Marquis de Bièvre (1747-1789), maitre es-calembours, voici une petite histoire amusante du chansonnier normand Charles (non pas Jules) Lemaître (1854-1928).

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Drôle de Mariage
Abruticologie !

Je connais un ménage fort original, dont je vais essayer de vous faire la description.

Le Père Ci, chef de la communauté, est encore très vert pour son âge et rend beaucoup de services dans la cuisine, où la Mère Ci, son épouse, l'emploie journellement.

On pourrait peut-être reprocher à cet aimable couple de manquer d'élégance ; en effet, chacun trouve le Père Ci boulot et la Mère Ci boule, mais tous les deux possèdent des qualités qui font aisément oublier leur manque d'esthétique.

Très sobre, jamais on ne vit le Père Ci boire des apéritifs variés dans les bars de son quartier, et quant à la Mère Ci, bien qu'elle ne brille pas dans la conversation, ce qui fait qu'on trouve la Mère Ci terne, elle n'en est pas moins fort honnête et la Mère Ci paye très exactement ses fournisseurs. Elle a toutefois un léger défaut, c'est d'altérer fréquemment la vérité, aussi quand la Mère Ci ment, le Père Ci rage.

Atlas de la Ville de Lisieux exécuté conformément à la lettre de S. Excellence le Ministre de l'Intérieur du 2. 8bre 1815. Fait sous l'Administration de M. Joseph François de Bellemare, Chevalier de l'Ordre Royal et Militaire de St Louis, Maire de la Ville de Lisieux. An 1820 / Par Després, géomètre.- [Lisieux, ca1820].- N.p. - 13 f. de plans en coul. ; 66 cm..

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cocorico-15-02-1900[Extrait de COCORICO, 3e année, n°27 - 15 février 1900 - Bm Lx : nc]

LA CONSCIENCE


L'homme essuya son poignard, il contempla longuement et attentivement la victime, il écouta du haut de l'escalier, dont la rampe vertigineuse s'en­fonçait dans les ténèbres...
Un robinet pleurait dans les cuisines.
A part quoi aucun bruit ne sourdait de l'effrayant silence.
Alors, lentement, l'homme descendit, il referma la porte de la rue, il regarda vers la dextre, vers la se­nestre, et s'enfonca dans le brouillard, superbement indifférent aux choses de la terre.
Comme il entrait dans l'Upper-Thames street, un malandrin bondit du renfoncement d'une porte, le renversa, lui vola son porte-monnaie et s'enfuit.
Ce fut rapide et d'exécution magistrale.
L'homme se releva, honteux, et reprit sa marche.
Ce n'était guère la peine, pensa-t-il, d'assassiner la petite miss Esther, de fracturer son armoire en pitch­pin, de lui enlever dix mille livres sterling, d'essuyer mon poignard, de me pencher sur la rampe de l'esca­lier pour entendre pleurer un robinet, de refermer, comme sur un tombeau, la porte de l'immeuble aux plaques de cuivres mirifiques, pour me laisser, ensuite, aussi naïvement dévaliser...
La police informa, reconstitua savamment la scène du crime, prit des photographies de la victime, puis classa le dossier, confiante en l'immanente justice.
Cependant commençaient pour l'homme des nuits et des jours lamentables.
La nuit il s'éveillait, il se dressait sur son séant pour entendre les pas des policiers, pour voir devant ses yeux hallucinés les yeux pâles de la petite miss, pour voir briller les boutons de métal des hommes de la sûreté et la plaque qu'ils ont au casque.
Il allumait sa lampe.
La maison dormait ; aucun pas ne faisait craquer les marches ; les yeux suppliants de la petite miss étaient représentés par le bouchon de cristal de sa carafe ; les boutons de métal des hommes de la sû­reté, par les gros clous de cuivre d'un vieux fauteuil ; la plaque qu'ils ont au casque, par une cafetière nickelée...
Le jour, dans les foules, soudain, il lui semblait voir entre des têtes, ou des parapluies, ou des voitures, deux yeux implorer sa pitié.
Il blêmissait, puis il cherchait en vain, parmi les passantes, le visage de ces yeux là.
Il s'éloigna des foules, il passa des mois enfermé, chez lui ; il abaissait les persiennes, il fermait les paupières pour ne rien voir, mais toute l'image lui apparaissait alors de cette nuit rouge. Il levait les paupières et, dans un coin sombre quelconque, les yeux, les yeux pâles s'allumaient, toujours infini­ment tristes.
O remords des crimes méthodiques !
O œil de la petite personne poignardée qui, bien mieux que le coroner, découvre le meurtrier !
Un jour que l'homme dînait à table d'hôte de bouil­lon et de bœuf froid, on le vit se lever comme mû par un ressort, les regards fixés sur son bol, puis tomber, foudroyé d'horreur et de démence.
L'œil était dans le bouillon et regardait cet homme !

LÉON DONNAY (1864-19..)

Médiathèque André Malraux
Place de la République
14100 LISIEUX
02 31 48 41 00

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